Le mot de Adel Bentounsi sur “Brûlure au cœur”

La chaleureuse et heureuse disparition de mes œuvres

par Adel Bentounsi

 

                       Le monde a changé, il n’est plus ce qu’il était, l’humain n’est plus si sensible à la douleur, la pauvreté et la misère. C’est à cela que mes œuvres ont été confrontées.

Mes œuvres et les personnages qui les animent ont vécu une période de sérénité, de sentiments partagés et de multiples échanges culturels, ils m’ont accompagné dans mes peines, mes tristesses et mes joies, ils ont adhéré à mes engagements contre le dysfonctionnement politico-social.

Mes œuvres et moi avons choisi de nous séparer, le feu était l’un des moyens purificateur afin de garder ainsi leur intégrité, leur sensibilité et leur dignité. Une période est révolue, une autre est née, je suis un artiste inspiré, je resterai fidèle à mes convictions à travers mes créations.

Les gens ont besoin d’être informés, la situation de l’art se trouve dès lors bouleversée, entre production et artistes qui se battent aujourd’hui contre routine et cliché, qui s’efforcent de renouveler leur moyen d’expression par des procédés hors du commun, et la société, elle, a besoin d’être sensibilisée.

Je leur ai donné une âme en les brûlant.

La situation est dramatique et le geste très symbolique. C’est pour ça que l’art est. Pour affirmer une autre dimension du présent et de là-bas, parfois, répondre à nos interrogations. Ce geste tabou est là pour défendre et non pour contredire, pour sensibiliser et non pour agresser la société.

Alors c’est ainsi que je peux dire que l’artiste ne vit pas de son art mais plutôt il vit pour son art, que l’humain et le pinceau construisent éternellement un tableau du monde, que ses œuvres ont connu une part de l’éternel et c’est dans nos cœur nos esprit ce monde en garderait un souvenir.

Est-ce qu’on doit évoluer dans un sens pour arriver à notre fin ?

 Mes œuvres sont à mon image ce que moi je suis à l’humanité

Advertisements