FALLEN ANGELS, GRACIOUS DEMONS // The films of Philippe Grandrieux

SEE BELLOW FOR FRENCH- FRANÇAIS PLUS BAS

All three fiction works by french director Philippe Grandrieux will be screened at Dawawine.

Philippe Grandrieux crafts films that vibrate with the plundered contents of dreams from which there appears no escape. Like a scalpel-wielding maniac, his images stalk viewers long after our eyes have remembered to blink, our heart rates returned to normal and our minds cast out their demons. His films—Sombre, La vie nouvelle, Un lac —exist in a kind of microcosm, the violent shake of the camera making the images seem to recoil from each other like oppositely charged subatomic particles. His11412293_10153025779122881_8783462925951575197_n images slide along over soundtracks built on ambient explosions, synthesized and alien, breathed in and out to underpin the stories with an agitated heartbeat before staggering to our ears like the dying note of a languid and gloomy melody. This is the art of the body in space, piled in a dangerous and suffocating intimacy, caught in a cinema of cruelty that, in rethinking the notions of otherness and discord, challenges the notions of filmmaking, interaction and confrontation. To confront a film by Grandrieux is to be hit by a violent shock while gazing on a star. It’s the work of a fallen angel, touched by grace. – Serge Abiaad

TUESDAY JUNE 16TH, 8 pm
SOMBRE, 1998, 112 min, in french with english subtitles
The instinctual terror, sense of manipulation and primal reactions with which Sombre starts off evoke the vision and themes of this cryptic tale of chimerical love. Jean, who has embarked on a series of sex murders, meets Claire, the immaculate woman who gives him a glimpse of the possibilities of unconditional love. By subjecting his characters to a biological force that outweighs any psychological reasoning, Grandrieux frees the body from the mind, redefining the cinematic urge and enhancing our experience of life.

THURSDAY JUNE 18TH, 8 pm
LA VIE NOUVELLE, 2002, 102 min, in french with english subtitles
La vie nouvelle dips into the vicissitudes of darkness, moral ambiguity and narrative enigma. Against a desolate backdrop, Grandrieux presents four characters caught in a deadly web: Seymour, a careless soldier; Roscoe, the mysterious companion; Boyan, a demonic Mafioso; and Mélania, the pawn exchanged among the three men. If La vie nouvelle has divided its viewers and fuelled frustration among ordinary critics, it has also gained new supporters who believe that this form of extreme cinema, based on a meditation on philosophical affliction, perfectly embodies the fearlessness of the avant-garde.

SATURDAY JUNE 20TH, 8 pm
UN LAC, 2008, 90 min, in french with english subtitles
Alexi lives in a secluded cabin along a lake. Prone to frequent seizures, his excursions into the woods are as much a necessary survival ritual as a vigorous communion with nature. His blind mother, absent father and younger brother appear escape his scrutinizing gaze. Only his sister Hege can penetrate the despair engendered by the ongoing betrayal by his body. Grandrieux revisits the notion of cinema without borders, removing the boundaries between nations and cultures, sound and image, light and matter, rationality and instinct.

The films will be presented by Serge Abiaad, distributor, film professor, programmer and friend based in Montreal, Canada.

Entrance: 4000 LL
Seats are limited. Come early or call Dawawine for reservations
01 567 705

Les trois long métrages de fiction du réalisateur français Philippe Grandrieux seront projettés à Dawawine.

Philippe Grandrieux fabrique des films qui palpitent, qui excavent les parcelles élémentaires d’un songe dont on ne saura échapper. Tel un fou tenant en main un bistouri, ses images nous poursuivent, bien après que les cils aient repris leur battement, que le cœur ait rattrapé sa cadence et que l’esprit ait expié ses démons. Sombre, la vie nouvelle, Un lac, sont des objets qui vibrent dans un microcosme : la caméra tremble et vacille si violemment que les photogrammes semblent s’affranchir les uns des autres comme des particules subatomiques contraires. Ses images glissent sur les bandes-son construites autour d’éclats ambiants, synthétisés et non identifiables, aspirés puis expulsés, des bruits qui sous tendent les récits et constituent leurs rythmes cardiaques perturbés, pour finalement retomber dans nos oreilles telle la résonnance essoufflée d’un air languissant et funèbre. Art du corps dans l’espace, des corps entassés dans une intimité périlleuse, étouffante, son cinéma de la cruauté repense l’alternative, l’altérité et l’altercation, remet à l’épreuve les notions de filmage, d’interaction et de confrontation. Se mesurer à un film de Grandrieux, c’est subir une décharge convulsive en contemplant une formation astrale. L’œuvre d’un ange déchu, touché par la grâce. – Serge Abiaad

MARDI 16 JUIN, 20H
SOMBRE, 1998, 112 min, en français sous-titré anglais
La terreur instinctive, le contrôle manipulateur et la réaction primale au début de Sombre évoquent le ton thématique et visuel d’un conte abscons de l’amour chimérique : Jean se fraye un épineux sentier de rencontres sexuelles et fatales, et fini par rencontrer Claire, femme immaculée qui lui fait entrevoir les possibilités de l’amour absolu. Les personnages de Grandrieux sont poussés par une force biologique qui dépasse tout raisonnement psychologique; libérant ainsi le corps de l’esprit, Grandrieux agrémente notre expérience du monde à travers la redéfinition de la pulsion cinématographique.

JEUDI 18 JUIN, 20H
LA VIE NOUVELLE, 2002, 102 min, en français sous-titré anglais
La vie nouvelle est un plongeon dans les multiples vicissitudes de l’obscurité, de l’ambiguïté morale, de l’énigme narrative. Sur fond de désolation, Grandrieux nous présente quatre personnages pris dans une toile mortifère: Seymour soldat irréfléchi, Roscoe mystérieux compagnon, Boyan mafioso démoniaque, et Mélania pion d’échange entre les trois hommes. La vie nouvelle a divisé le public et a attisé l’exaspération d’une critique ordinaire, mais il a rallié de nouveaux partisans qui estiment que ce cinéma de l’extrême, fondé sur une recherche philosophique de l’affliction est un plaidoyer de la bravoure avant-gardiste.

SAMEDI 20 JUIN, 20H
UN LAC, 2008, 90 min, en français sous-titré anglais
Alexi habite une cabane isolée bordant un lac. Enclin à de fréquentes crises épileptiques, ses excursions dans les bois sont autant un rituel nécessaire de survie qu’une vigoureuse communion avec la nature. Sa mère aveugle, son père absent et son frère cadet sont à la dérive de son regard scrutateur. Seule sa sœur Hege peut pénétrer le désespoir engendré par un corps qui n’a de cesse de le trahir. Grandrieux revisite sa notion d’un cinéma sans frontières, démontant les limites fabriquées entre nations et cultures, son et image, lumière et matière, rationalité et instinct.

Les films seront présentés par Serge Abiaad, distributeur, programmateur, professeur de cinéma et ami basé à Montréal au Canada.

Entrée: 4000 LL
Places limités. Arriver au moins 15 minutes avant la scéance ou reserver vos places en appelant Dawawine au 01 567 705

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