Au programme de Cultural Resistance International Film Festival, du 12 au 16 novembre

Attention les places à Dawawine sont très limitées, appelez pour réserver.

Scroll through the page to read all synopsis and information in English. Almost all the movies are subtitled in English.      

Attention : seats are very limited, please call for reservations

Les films à voir à Dawawine, du 12 au 16 novembre 2014:

12 nov. 6 pm  THE DIALOGUE, de Wang Wu, Chine (2014).  

Grâce à internet, un  dialogue s’établit entre le Dalai Lama tibétain, les ouighours et les chinois Hans qui vivent à l’intérieur et en dehors du territoire chinois. Ensemble, ils présentent leurs réflexions sur les relations ethniques. Est-ce qu’une politique pacifiste est possible ?                       

The film records the dialogue among Tibetans (Dalai Lama), Uighurs and Han Chinese living inside and outside China and their reflections on ethnic relations. Is a pacific politic possible ?

13 nov. 6 pm  UNE HISTOIRE BIRMANE, d’Alain Mazars, France (2014).

Ce film présente les birmans à partir de deux points de vue : en premier lieu, la quête des jeunes birmans sur les traces du livre de Georges Orwell Une histoire birmane, et la société et la recherche personnelle de recréation d’un type de vie similaire au roman au sein du monde contemporain.

This film presents Burma through two different points : first, the quest of young Burmese people around the George Orwell’s book Burmese days, and the societal and personal research of recreating this kind of life in the actual world.

13 nov. 8 pm  7 VIES, de Lilia Blaise et Amine Boufaied, Tunisie, (2014).

Ce document propose un regard sur la société tunisienne contemporaine, après le printemps arabe de 2011. Crise, misère : les gens regrettent la dictature de Ben Ali. Retour sur son accession au pouvoir et au culte qu’il a créé autour de sa personnalité… Une mise en pièce de la dictature.

This document gives a view of the actual Tunisian society, after the 2011 revolution. Crisis, misery; people almost regret Ben Ali’s dictatorship. A come back to his accession to power and to the cult he created around his personality… A deconstruction of the dictatorship.

14 nov. 6 pm LA DISTRIBUTION DU PAIN, de Cécile Decugis, (1957-2011)

Monteuse, Cécile Decugis vint en Tunisie en 1957 pour travailler sur un court-métrage de René Vautier. À ce moment, elle décide de tourner un repartage sur les réfugiés algériens, déplacés par l’établissement de la Ligne Morice, le long de la frontière entre Algérie et Tunisie.

Editor, Cécile Decugis came to Tunisia in 1957 to work on René Vautier’s short film. At this time, she decided to realise a reportage about Algerian refugees, moved by the building of the Morice line, along the frontier separating Algeria and Tunisia.

14 nov. 6 pm VIDEOMAPPING: AIDA, PALESTINE, de Till Roesken, Allemagne (2009).

L’artiste Till Roesken demande aux habitants du camp d’Aida à Bethlehem de dessiner la carte de leur environnement. Ces dessins donnent à voir leur perception géographique subjective, immédiatement capturée en vidéo. C’est un hommage que Till Roesen appelle “résistance dérivée” à une époque où la vraie possibilité de résistance semble s’être évanouie.

The artist Till Roesken asked the inhabitants of the Aida camp in Bethlehem to draw maps of their surroundings. The drawings brought to life the inhabitants subjective geographies, simultaneously captured on film. It is a tribute to what Till Roesken calls ‘bypass resistance’ at a time when the very possibility of this resistance seems to have vanished.

14 nov. 8 pm  MASAO ADACHI, de Philippe Grandrieux, France (2012).

Magnifique portrait du cinéaste japonais Masao Adachi qui a vécu au Liban dans sa jeunesse et premier portrait de la collection imaginée par Nicole Brenez et Philippe Grandrieux.Pendant des années, Masao Adachi fut member de l’Armée Rouge Japonaise. Déçu par la direction politique du Japon, il rejoint la branche extrême de l’Armée Rouge au début des années 1970 et commence à tourner des films à Beyrouth.

For decades, Masao Adachi was a member of the extremist Japanese Red Army. Disappointment with the political direction of Japan made him join the extreme left-wing Japanese Red Army in the early 1970s and he started making films in Beirut. 

16 nov. 6 pm APSARAS, de Jacques Kebadian, France (1988).

Ce documentaire suit un groupe de danseurs traditionnels cambodgiens, survivants du massacre de leur peuple. Quelques survivants sont exposés à Paris pour donner à voir leur culture, et gagnent leur vie en se battant pour préserver leur héritage culturel.

This documentary follows a group of traditional Cambodian dancers, survivors of the massacre of their countrymen.Some of the survivors are shown coping with life as exiles in Paris, earning their livings in a variety of transient jobs while struggling to preserve their artistic heritage.

16 nov. 8 pm WITH THIS THOU WILT NOT PERISH, de Ahn Kearn-Hyung, Corée du Sud (2013).

Le haut d’Hongjecheon possède une longue et riche histoire. Ahn Kearn-Hyung, avec une image magnifique, raconte l’histoire de cette région coréenne. Comment l’art peut-il sauver l’environnement?

The upper stream of Hongjecheon has a long history. Ahn Kearn-Hyung, with a beautiful photography, tells the story of this Korean region. How Art can save environment?

15 nov. 6 pm & 8 pm DES FILMS DE CHAAB MAHMOUD

Le vidéaste franco-syrien Chaab Mahmoud est mort il y a quelques mois. Pour honorer son oeuvre, des projections de ses films musicaux seront réalisées. Une soirée sur la musique de Chaab suivra ces projections.

Chaab Mahmoud is dead few months ago. To honor this great videasts and visual artist will be show few short experimental films. A party with Chaab’s music will follow those screenings.

Chant Sauvage : le Ménestrel. Préambule à toute histoire possible du cinéma                France/2007/9’/vidéo / Une réponse aux Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard.  A dialogue with Histoire(s) du cinéma by Jean-Luc Godard.

Hard Drive France/2009/5’/ vidéo / Un hommage à Pirate Bay. A tribute to Pirate Bay.

Grève sauvage (la genèse) France/2009/15’/vidéo / D’après le texte de Ratgeb/Raoul Vaneigem, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée (1974). From Ratgeb/Raoul Vaneigem’s text, From Wildcat Strike to Total Self Management (1974).

Sans correspondance  France/2009/40’/ vidéo

Light Show Films Etats-Unis/1967-1969/50’ / vidéo / Images de Ken Brown, avec accompagnement musical de Chaab Mahmoud. Ken Brown’s images with musical accompaniment by Chaab Mahmoud.

 

Pour encourager le festival vous pouvez acheter votre pass ou choisir une autre formule

http://www.aflamnah.com/en/criffl/

Pour en lire plus sur le festival et connaître le programme dans toutes les salles partenaires

www.culturalresistance.org

Et voici le mot de Jocelyne Saab pour cette édition :

“Le choix de la sélection se déploie autour des deux lignes de force qui mènent le festival : Les Brûlures de l’Histoire et La Voix au féminin. À ces deux thèmes majeurs, s’ajoute cette année l’organisation d’une série de rediffusion de grand chefs d’œuvre classiques, inédits au Liban, sous la thématique générale Renaître à  Vingt ans.

La seconde édition sera marquée par les soirées spéciales et les grands événements qui vont rythmer cette semaine de festival. Six pays sont particulièrement mis à l’honneur: l’Inde, l’Iran, le Japon, le Kazakhstan, l’Espagne, la Palestine et l’Algérie font leur entrée pour la deuxième édition du Cultural Resistance International Film Festival – Lebanon.

Le Kazakhstan nous surprendra par la force et la lucidité des films sélectionnés. L’Inde nous illuminera le temps d’une soirée avec la découverte d’un premier film muet, restauré et présenté avec orchestre, pour nous garder ensuite près d’elle et de sa mafia, que nous découvrirons dans l’humour tant en sélection fiction qu’en sélection documentaire.  Le Japon nous offrira pour sa part ses grands classiques, chefs d’œuvre rares à ne pas manquer. L’Iran nous présentera pour sa part le talent incontesté de deux cinéastes féminines, qui nous ouvriront les portes dissimulées des secrets des femmes et de la majorité silencieuse du pays. Du côté de l’Algérie, le cinéma nous donnera l’opportunité d’interroger notre passé et notre avenir politique, en nous proposant de nouveaux éclairages sur les révolutions qui l’ont traversées.

Des films de grande qualité, que nous ne sommes pas les seuls ni les premiers à avoir remarqué : Nagima, de Zhanna Issabayeva, ouvrait déjà le grand festival asiatique de Busan ; Tales, de Rashkan Bani-Etemad, était récompensé à Venise et à Toronto ; Ordinary People de Vladimir Perisic et plus récemment The Owners d’Adlikhan Yerzanov ont eu leur heure de gloire au Festival de Cannes…

Fidèles à la ligne de notre première édition, nous avons par ailleurs choisi deux adaptations de romans. La Voz Dormida de Benito Zambrano, adapté du livre de la grande écrivaine espagnole Dulce Chacón, sur la résistance des femmes pendant la guerre civile Espagnole. Etre résistant, contestataire, contre Franco, cela a un prix… La violence contre les femmes soumises au régime s’exerce avec une rare cruauté, instaurant des conditions de détention insupportables. Deux sœurs  au milieu de l’enfer, un enfant doit naître d’ici peu… Du côté documentaire, c’est une adaptation de Georges Orwell très originale de son roman Une Histoire Birmane, écrit à l’endroit même où Alain Mazars réalise son documentaire, qui prendra le même nom.

Les grandes surprises du festival nous viendront-elles cette année d’Asie du Sud-Est ? Il ne faut surtout pas manquer les films cambodgiens, entre Cambodian Son  et Apsara, thaïlandais, qui voit le retour d’Ing K, sortie victorieuse du palmarès de 2013 et qui nous rejoint avec son nouveau film Censors must die, coréens avec l’excellent documentaire Basement satellite. Les films que nous proposons sont  profonds et teintés d’une fraîcheur nécessaire à un tel festival qui se penche beaucoup sur les brûlures de l’histoire, mais qui n’oublie pas qu’il faut garder le sourire pour continuer à vivre.

Nous avons enfin cherché à honorer nos jurés, en programmant certains de leurs films – notamment le fameux Ordinary people deVladimir Perisic, Shakespeare must die de Ing K -, ou de leurs choix personnels : dans ce cadre seront reprojetés les films les plus marquants de la sélection 2013 (à l’image de Jiseul, d’O Muel et de nombreux films proposés par des professionnels du cinéma qui feront l’objet de soirées spéciales.

Une grande soirée hommage au cinéaste et DJ syrien disparu cette année Chaab Mahmoud à Beyrouth permettra, avec la projection inédite du film Khalass de Borhane Alaouié ou du Chatti ya dini de Bahij Hojeij, de revenir plus spécifiquement dans nos régions. Avec la projection d’Il était une fois Beyrouth de Jocelyne Saab, choisi par nos écoles partenaires pour étude dans le cadre du festival, le festival fait une place à nos cinéastes locaux : un hommage à nos productions, qui méritent leur place au coeur d’une sélection de films asiatiques et méditerranées de grande qualité, pour rappeler que l’industrie du cinéma libanais est aujourd’hui en plein développement.

Cette explosion d’images, de musique, de rire et de drame se tiendra du 11 au 17 novembre 2014, dans des salles de cinéma de Tyr, Saida, Zahle, Beyrouth et Tripoli. Un rendez-vous immanquable.”

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